
Il fallait attendre que le verre soit vide avant de se resservir. Aujourd'hui, il l'est. Enfin, presque ; il reste bien quelques irréductibles gouttes planquées au fond, mais elles vont se diluer, ou mieux, finir par s'évaporer. Ne pas accepter une nouvelle tournée tout de suite, histoire que l'ivresse de ce dernier breuvage amer disparaisse totalement, permettant enfin cette récupération indispensable des sens dérobés. Bientôt pouvoir sombrer à nouveau tout en évitant des mélanges aux souvenirs branlants et hasardeux, mais en tirer une leçon inoubliable, le gout du sang sur les lèvres...