28 septembre 2006

Format In Progress...


Pourquoi certaines situations même uniques et brêves persistent dans notre mémoire alors que la volonté et la logique s'y opposent ? A quoi sert la mémorisation si nous sommes incapables de la gérer correctement, de supprimer d'un simple désir un souvenir, des images, un regard qui nous manque, nous blesse, nous fige à la fois de joie et de tristesse ? Sans doute que l'envie d'oubli n'est pas réelle, que cet état doucement mélancolique est finalement complaisant, exercant petit à petit une thérapie indispensable pour laisser place un jour à une cicatrice définitivement marquante. Vouloir supprimer sans pouvoir oublier. Mais où est donc passée cette foutue touche...

26 septembre 2006

Anaïs Levin Anderson Der Stuck

Non, Anaïs, ce n'est pas qu'une chanteuse faussement frustrée qui chante Mon Coeur, Mon Amour, c'est aussi une artiste qui a beaucoup d'humour... Enfin, perso, je suis preneur !

Heart Hemorrhage


Cette souffrance est-elle un jeu malsain ou une réalité invisible que les naïfs ne prévoient jamais ?
Sometimes I feel so happy,
Sometimes I feel so sad.
Sometimes I feel so happy,
But mostly you just make me mad.

25 septembre 2006

Disneyland !


Temple du consumérisme ludique et de l'illusion permanente, ce parc d'attraction est un véritable retour en enfance. Tout est faux, mais il est pourtant si agréable d'y passer une journée entouré d'amis ! Rien de plus à ajouter après cette petite escapade dans ce monde magique de l'amusement.

23 septembre 2006

Where Is Morphée ?


Non, non, Morphée is not in the kitchen ! Morphée m'a oublié. Morphée n'a pas enregistré mon changement d'adresse. Morphée m'ignore totalement depuis une semaine. Et pourtant, avec le coeur serré et l'esprit embrumé, j'aurais bien besoin de ses services... Mais rien à faire, cette foutue divinité aux vertus lénifiantes ne daigne plus me rendre la moindre visite. Alors j'attends, là, allongé, les yeux grand-ouverts, je patiente jusqu'à ce que mon cerveau arrive enfin se mettre en veille, un peu comme un ordinateur que l'on arrive plus à éteindre : on a beau cliquer sur "Arrêter" et s'y acharner, rien ne se passe !
Finalement mon fidèle compagnon musical vient se blottir contre moi, étend lassivement ses bras jusqu'à mes oreilles et se laisse caresser pour me sussurer des mélodies apaisantes. Me laissant porter par ses notes, je parviens enfin à oublier que ce dieu maudit m'a abandonné et doucement, je sombre définitivement dans un sommeil léthargique mérité.

22 septembre 2006

Happy Tree Friends (& Friends)


Quelques aventures de petits animaux tout mignons et tout doux... Attention aux ames sensibles ! J'adore !!

19 septembre 2006

Who Are You ?


Absence de reconnaissance, absence d'existence ? Attention, il s'agit bien ici d'une reconnaissance strictement physique. Les proches que j'ai la chance de cotoyer chaque jour ou presque ne comprendront sans doute pas cette interrogation. Mais ceux que j'ai physiquement abandonnés depuis quelques années me la rappellent bien malgré eux lorsque je les croise à nouveau. Les remarques et le doute à croire que je suis bien celui que je prétends ne sont rien comparés à leur regard ; ces yeux qui vous fixent avec incertitude et persistance à la recherche des traits qui vous caractérisaient, se demandent si au final le coeur n'aurait pas à son tour subit des retouches, si l'essence invisible qui nous liait autrefois d'amitié existe encore... Alors les gestes, les paroles, les envies se font hésitantes pour finalement laisser place à une déception logique face à cette incompréhension.
Le travail d'amitié est alors à reprendre à zéro, tout cela pour une simple question d'apparence.

18 septembre 2006

I Shall Believe


Open the door
And show me your face tonight
I know it's true
No one heals me like you
And you hold the key

Never again
would I turn away from you
I'm so heavy tonight
But your love is alright
And I do believe

That not everything is gonna be the way
You think it ought to be
It seems like every time I try to make it right
It all comes down on me
Please say honestly
You won't give up on me
And I shall believe
I shall believe

15 septembre 2006

Back home


Retour définitif chez moi. Après 3 mois passés à la Grande Motte, ce retour semble finalement bien nécessaire. Je dois me couper des habitudes que j'ai prise, de la lassitude que j'ai acquise, de ces moments vains d'attente, de ces paysages qui me rappellent tant d'erreur.

Le paradoxe est flagrant ; jusqu'à présent, ces pyramides de béton me ramenaient à de doux et tendres souvenirs d'enfance, des vacances réussies, entouré des gens qui me sont le plus cher. Aujourd'hui, je veux fuir ces constructions et y laisser la haine que j'ai accumulée ces dernières semaines. Abandonner cette ville avec deux remords néanmoins : celui de m'éloigner un peu plus de lui après de trop courtes retrouvailles sans avoir pu tout dire et celui de ne pas avoir pris ma vengeance sur d'autres. Elle aurait du être violente et sanglante, au final, elle n'aura pas lieu. Je pars avec ce gout d'inachevé mais je pense que mon dernier mot n'a pas été prononcé. Jamais.

Mais je vais désormais pouvoir me consacrer un peu plus à tous ceux qui m'ont au final énormément manqué, et que j'ai pourtant négligé, ainsi qu'à tous ceux qui le mériteront. Ceux qui sont toujours là quand on en a besoin, ceux que l'on aimera toujours et sans qui la vie ne serait rien. Ceux pour qui je serais prêt à tout donner. Je vous aime et je serai bientôt avec vous.

14 septembre 2006

Orage Salvateur


23h20. L'orage gronde au loin. Assis depuis une petite heure sur la digue, je contemple la puissance de cette mer en furie. Les vagues s'écrasent avec une telle force sur les rochers que le promontoire sur lequel j'ai trouvé refuge tremble à chaque assaut. Le vent souffle, donnant la touche finale à ce paysage apocalyptique. Personne autour de moi, personne pour affronter ces éléments qui se déchainent. Tant mieux, cette solitude m'est préférable et j'ai désormais tout loisir de profiter de ce spectacle magnifique.

Mais mon esprit s'est enfuit. Voila déjà quelques semaines qu'il se plait à abandonner cette enveloppe charnelle, ce corps qui ne lui ressemble définitivement pas, ces habitudes qui ne lui plaisent plus, ces choses qu'il ignore, cet amas d'os et de chair qu'il hante depuis 23 ans.

L'orage s'est enfin approché. Les éclairs s'enchainent à une vitesse telle qu'une lumière permanente paraît persister. Le vent forcit et frappant toujours plus fort mon visage, il semble vouloir m'aider en pénétrant au plus profond de mon âme pour en chasser les démons qui y ont élu domicile. La pluie apparait à son tour ; d'abord hésitante, les gouttes se font rapidement de plus en plus lourdes et laissent désormais place à un véritable déluge.

Je ferme les yeux et la nonchalance qui m'anime disparait soudainement pour laisser place à un état d'apaisement intense. Oui, la pluie me transperce de part en part, le vent me glace jusqu'aux os, l'orage gronde toujours plus fort et la mer semble vouloir m'emporter, mais je suis totalement apaisé. Aussitôt, tous ces démons qui m'encombrent quotidiennement disparaissent avec une évidence déconcertante : vivre chaque jour sans devoir se parer d'un masque pour jouer une comédie ridicule paraît enfantin, avouer ses sentiments avec assurance sans trembler semble si simple et trouver la force d'assumer un passé que l'on n'a pas choisi devient facile...

Pourquoi la violence des ces Éléments est-elle la seule qui me permette de trouver enfin cette quiétude ? Suis-je condamné à n'être heureux que les soirs de tempête ?

13 septembre 2006

Avertissement au Lecteur

C'est par ce titre quelque peu pompeux que je souhaite avertir ceux qui se lanceront dans la lecteur périodique de ce blog. Comme tout blog qui se respecte, les textes risquent d'être souvent centrés sur ma petite personne. Ce blog ne représente qu'un moyen d'exprimer ce que je ressens sur l'instant et ne trouve en aucun cas sa justification dans un besoin de reconnaissance éternelle...

Par ailleurs, certains et certaines risquent de me découvrir ici sous un jour nouveau ou différent. Ne prenez alors jamais ce qui est écrit au premier degré, il s'agit souvent de réflexions du moment et qui n'ont d'aucune manière un caractère permanent !