
Y'a-t-il de la place pour deux individus dans un seul et même corps, deux individus qui ne diffèrent pas totalement mais dont les points de divergence sont tels que de violents combats internes se produisent sans prévenir, laissant un champ de bataille dévasté, un Verdun à échelle personnelle qu'il faut s'empresser de reconstruire pour ne rien laisser paraitre. Chacun ses bons cotés et chacun ses aspects détestables mais ne devoir montrer que le meilleur des deux à ceux qui vous entourent par respect, par crainte, par amour. Aimer à se retrouver seul pour assurer cette reconstruction permanente loin des regards, avoir les larmes aux yeux sans raison et vouloir embrasser ceux que l'on aime sans qu'ils posent la moindre question car aucune réponse ne pourrait être apportée. Se laisser envahir par des musiques qui vous plongent dans une nostalgie schizophrénique, seule bouée de sauvetage qui ramène le naufragé à la raison, à la vérité et à la douce plénitude de la vie qui lui est offerte.